Date

08 Déc 2022

Heure

20 h 30 min

Tarif

12€/10€

type

Concert,
Semaine du Bizarre

La Semaine du Bizarre #11 : Steve Beresford, Max Eastley, David Toop

En coproduction avec Les Instants chavirésBilletterie en ligne ici.

 

STEVE BERESFORD, MAX EASTLEY & DAVID TOOP

© Sylvain Froidevaux

Performance pour arc, haut-parleur à conduction osseuse, cassettes, flûtes, petits objets, résonateurs et électronique numérique.

 

Ces trois artistes, pionniers des musiques expérimentales en Grande Bretagne sont les fondateurs du London Musicians Collective en 1975. Leurs longs et exceptionnels parcours, tant dans la musique et l’art sonore que dans la recherche, n’ont en rien altéré leur force d’expression et d’inventivité. Avec ce projet, les termes d’improvisation libre et de jeu résonnent avec une rare justesse.
Steve Beresford, depuis plus de quarante ans, joue du piano, de l’électronique et des objets avec des artistes comme Derek Bailey, Evan Parker, Han Bennink, Christian Marclay et Alterations. Max Eastley est un artiste de renommée internationale qui combine la sculpture cinétique et le son dans une forme d’art unique. Ses sculptures se situent à la frontière entre l’environnement naturel et l’intervention humaine et utilisent les forces motrices de l’électricité, du vent, de l’eau et de la glace. David Toop, joue des sons produits à partir d’une multitude d’objets : de la conduction osseuse, des résonateurs et des buzzers, des cordes, des papiers, de l’électricité etc. Depuis 1970, il développe une pratique qui traverse les frontières du son, de l’écoute, de la musique et des matériaux.

LEANDRO BARZABAL & MICHEL HENRITZI

« Musiciens cassez vos instruments aveugles sur la scène » Tristan Tzara

« Il fût un temps où casser le matériel scénique et instrumental constituait l’activité musicale essentielle. Mais à part le fait que ce sont surtout des musiciens médiocres qui agissaient ainsi on peut voir dans cet acte la volonté de se libérer totalement , même du moyen musical, de rompre avec toute contrainte d’une façon quasi bestiale ». Henry Torgue

 

La guitare électrique est l’instrument icônique d’une libération rêvée, à travers l’exhibition d’un processus destructif des codes d’une culture de masse.

D’un geste politique, celui d’une révolte adolescente, puis à la suite de sa récupération marchande, casser une guitare est devenu un geste qui contient l’image négative de notre rapport au monde. Brutaliser une guitare reste un geste emblématique du rock aujourd’hui, une attente du public, libérant une énergie contenue jusque là et reliant à travers ce geste le public à la scène, annulant leur séparation.

Leandro Barzabal et Michel Henritzi, chacun à leur manière, s’empare d’une guitare pour l’emmener vers un point de rupture, exposer son inconscient : le bruit. Le bruit ou chaos comme principe de création. Deux approches différentes et complémentaires, là où Michel Henritzi joue dans l’accumulation de strates sonores, Leandro Barzabal est dans la soustraction et la fracture de l’instrument.

Originaire de Buenos Aires, Leandro Barzabal vit actuellement à Paris. Il développe des expériences physico-musicales depuis 2001, développant le coté performatif du live et notamment autour de l’instrument emblématique du rock : la guitare électrique. A travers elle, qui est soumise à diverses contraintes, il travaille sur la rupture de l’instrument tout en produisant une succession esthétique de sons.

Michel Henritzi est membre du noise unit Dustbreeders, partenaire régulier de la diva du cri : Junko (Hijokaidan) et de Rinji Fukuoka. Il a joué ou enregistré avec Yoko Higashi, Tetuzi Akiyama, Masayoshi Urabe, Chie Mukai, Jojo Hiroshige, Ikuro Takahashi, Harutaka Mochizuki, Mattin, the Nihilist Spasm Band, Bruce Russell, Michael Morley, Jerome Noetinger … Essentiellement au lapsteel qu’il aborde dans une dimension noise/drone.

 

Ce concert fait suite à une résidence du duo aux Instants Chavirés les 6 et 7 décembre.

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